03 novembre, 2008

TGV

Le musée de l’homme et le téléphone au fond des toilettes d’un TGV

(c) Libération 28 octobre 2008

Un mobile au fond des WC, et le TGV s’arrêta



« Dimanche après-midi, il est 17 h 10 lorsque le TGV la Rochelle-Paris s’arrête en gare de Surgères (Charente-Maritime). A peine vingt minutes se sont écoulées depuis le départ du train qu’un voyageur se coince malencontreusement le bras dans la cuvette des toilettes de la voiture 15.
Les passagers ne le savent pas encore. De fait, la première annonce faite au haut-parleur reste floue : «L’état de santé d’un passager nécessite l’intervention des pompiers. Nous sommes arrêtés pour une durée indéterminée.» Certains préfèrent descendre du train pour s’en griller une. Dix minutes plus tard, les sirènes. Pas moins de trois véhicules approchent. «Ça y est, ils arrivent», commente un des voyageurs. Un agent SNCF se poste devant la voiture 15 et se met à faire de grands signes. Les pompiers s’engouffrent. Un quart d’heure plus tard, le haut-parleur se remet à grésiller. Tout le monde tend l’oreille. «Un passager s’est coincé le bras dans les toilettes en voulant récupérer son portable tombé dans la cuvette. Nous vous tiendrons au courant dès que nous en saurons plus.» Le ton est sérieux, mais le sourire dans la voix perceptible. Interloqués, les passagers se regardent… et se marrent. Les commentaires, railleurs, fusent : «Après ça, il va y avoir un panneau dans les chiottes : "Il est interdit de récupérer son portable dans la cuvette des toilettes !"» Nombreux sont ceux qui dégainent les téléphones pour raconter l’histoire à leurs proches : «Tu ne vas pas me croire…»
Une heure plus tard, l’affaire est au point mort. Les pompiers n’arrivent pas à dégager le jeune homme. Le wagon est évacué, le circuit électrique coupé. La nuit tombe. Un médecin examine le prisonnier de la cuvette, qui, selon l’un des pompiers, est en train de «craquer». La décision est prise : les toilettes vont être découpées à la scie lapidaire. Le bruit est glaçant. Des odeurs de brûlé et de plastique fondu s’échappent du wagon, ainsi qu’une fumée blanche. «On découpe le bonhomme», plaisante l’un des pompiers. La fin est proche. Un agent SNCF prie les voyageurs de rejoindre leur place, car «après tout ça, vous pouvez comprendre que le monsieur n’a pas vraiment envie de vous voir tous agglutinés ici. On ne veut pas qu’il fasse une crise de nerfs». Soit. Vingt minutes plus tard, l’homme est extirpé du train qui repart aussi sec. Dans l’obscurité, on a juste le temps d’apercevoir l’homme sur une civière, la lunette des toilettes encerclant son bras. «Le jeune homme souffre au niveau du coude mais il n’a pas de fractures», ont précisé les pompiers. L’incident, fâcheux, aura pris plus de deux heures. Si le remboursement des billets est exclu, la SNCF n’y étant pour rien, quelques plateaux-repas sont par la suite proposés, avec une petite précision du contrôleur : «Les femmes et les enfants d’abord, comme dans un naufrage.» »

JULIA TISSIER ( c) Libération 28 octobre 2008

Musée de l’homme 2008 Musée de l'homme

05 août, 2008

Oubli (2)

Musée de l' Oubli au Musée de l'homme

«De là à oublier son enfant…»
( c ) Libération 24 juillet 2008

"Fait divers. Le père de Zoé, 2 ans et demi, morte déshydratée, a été mis en examen."

jeudi 24 juillet 2008

"Les voitures sont alignées sous le soleil brûlant, au pied de la grande masse de tôle beige, l’usine Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Il y a des drapeaux qui flottent dans le vent (français, anglais, américain, européen…), une guérite de gardien, un préfabriqué pour l’accueil des visiteurs…. Mais peu de monde ce mercredi. Les rares regards sont baissés, les pas pressés. Près de mille personnes travaillent ici à «la fabrication des principaux composants des chaudières nucléaires», explique un panneau d’accueil. La veille, mardi, Zoé, deux ans et demi, est morte sur ce parking. «Oubliée» par son père toute la journée dans la voiture, elle est décédée de déshydratation. «C’est un choc émotionnel, c’est l’incompréhension, l’émotion, la compassion», tente d’expliquer, visiblement ému, le responsable de la communication du site.
Le père de Zoé, mis en examen hier soir pour homicide involontaire et laissé libre, travaillait ici depuis deux ans, cadre au «service contrats». Un homme «discret» et sans histoires, chargé d’une partie des transactions de l’usine. «Un boulot stressant dit un collègue, mais de là à oublier son enfant…»
Nourrice. La chronologie de la journée, détaillée par le substitut du procureur de Chalon-sur-Saône, Thierry Bas, lors d’une conférence de presse est à peu près établie. Après avoir déposé son fils de 5 ans à la garderie, le père de Zoé a garé, comme tous les matins, vers 8 h 30, sa voiture sur le parking d’Areva. Sans réaliser que la petite fille, qu’il aurait dû déposer en premier chez sa nourrice à 200 mètres de chez lui, y était toujours assise, à l’arrière, sur son rehausseur de siège. Il est parti travailler. «Les gens qui l’ont vu ce jour-là l’ont trouvé normal», dit le responsable de la communication. La nourrice, inquiète de ne pas voir la petite, a laissé un message sur le répondeur du domicile des parents, mais personne ne l’a consulté. Sa journée terminée, vers 17 heures, le père a repris sa voiture, s’est assis au volant toujours sans rien remarquer. Ce n’est qu’en arrivant à la garderie, pour récupérer son fils, qu’il a aperçu sa fille inanimée. Il s’est alors précipité à la caserne de pompiers voisine, l’enfant dans ses bras, hurlant et pleurant : «Je l’ai tuée, je l’ai tuée
Les pompiers n’ont rien pu faire pour réanimer la fillette. Selon l’autopsie, elle serait morte «entre 12 heures et 14 heures». «Aucune lésion apparente» n’a été révélée par l’examen médico-légal. La cause du décès est bien la déshydratation. A l’usine Areva, une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les salariés. «Comprendre, ce n’est pas possible, et pourtant c’est quelqu’un comme nous, donc on se dit que ça aurait pu arriver à chacun d’entre nous», résume l’un d’eux en boucle. A à peine trois kilomètres de là se trouve le village d’Oslon, 1 200 habitants, où habitent les parents de Zoé. Au bar-tabac le Catimini, unique commerce avec une boulangerie, le patron en a «marre» des questions des journalistes. «Les gens ici sont terrassés. C’est plus que choquant. Il y en a qui disent que le monsieur avait des soucis de travail, qu’il était stressé… Moi, je me dis c’est pas possible, il a dû se passer quelque chose d’autre…» Originaires du nord de la France, arrivés depuis deux ans dans la commune suite à une mutation du père, les parents de Zoé n’avaient semble-t-il pas noué beaucoup de connaissances. La mère est préparatrice en pharmacie. Ni le patron du bar ni même le maire ne les ont jamais rencontrés. «Il y a deux parties à Oslon, explique le maire, Yvan Noël. Le village historique avec les anciens, et la cité un peu dortoir avec les gens qui s’installent pour venir travailler dans les usines.» La famille habite dans la «deuxième partie» : des allées aux noms de fleurs et d’oiseaux, aux haies de thuyas et aux pavillons à toits roses, tous identiques.
Fond d’écran. Sur le terrain de boules, un petit groupe d’anciens joue à la pétanque. «On ne les connaît pas et de toute façon on ne vous parlera pas.» Un peu plus loin, trois jeunes boivent une bière à l’ombre. L’un d’eux, Nabil (1), 28 ans, est ouvrier à Areva. «Le père, je vois qui c’est, un type discret mais souriant. C’est sûr, le boulot est dur, surtout pour lui, car s’il ne signe pas de contrats, on travaille pas. Mais quand même, les cadres, ils ont tous la photo de leurs gosses sur leur ordi en fond d’écran, et à côté, dans un cadre posé sur le bureau… Et de toute la journée il a pas tilté
Le chef de Nabil a été interrogé au commissariat. Il a prévu pour son équipe une «réunion d’information» demain. «Au boulot, tout le monde parle du père, dit Nabil. Je crois que c’est aussi parce que les gens n’ont pas envie de parler du parking. On est mille personnes à y passer tous les jours. Alors on préfère penser aux problèmes du père plutôt qu’à la mort de la petite, là, juste à côté de nous, sur le parking.»
Envoyée spéciale à Saint-Marcel ONDINE MILLOT et GAËL COGNÉ
(1) Le prénom a été modifié."
Musée de l'Oubli Musée de l'homme

04 août, 2008

Oubli (1)

Oubli au musée de l’homme
( c ) Libération 23 juillet 2008

Vieux motard que jamais.

Lundi matin, au retour d’un séjour en Allemagne, un motard corrézien s’est arrêté à proximité de Mulhouse pour alerter les gendarmes : sa femme, avec qui il voyage, n’est plus à l’arrière de la moto. Pris de panique, il est persuadé qu’elle a dû tomber en route. Les recherches sont lancées mais la femme est introuvable. Jusqu’à ce qu’une amie à elle, contactée par les gendarmes après avoir eu l’épouse au téléphone, signale qu’elle a tout simplement été oubliée sur l’aire d’autoroute où ils s’étaient arrêtés pour faire le plein et manger….120km plus tôt. Rassuré l’homme n’a eu qu’à faire le chemin inverse, pour de joyeuses retrouvailles.
( c ) Libération
Oubli Musée de l’homme

30 mai, 2008

Virginité

Vierge Le musée de l'homme et la Virginité
(c) Liberation 29 mai 2008 Le Musée de l'homme


L’épouse a menti sur sa virginité, le mariage est annulé
Le tribunal de grande instance de Lille a reconnu que le mari avait été trompé.

jeudi 29 mai 2008

La mariée n’était pas vierge. Le mariage a été annulé. Et c’est arrivé près de chez vous. La décision a été rendue au mois d’avril par le tribunal de grande instance de Lille. Elle vient d’être commentée dans une revue juridique (1). Les juges ont pensé que le mari plaignant avait été trompé sur la virginité de sa femme, considérée en l’occurrence comme «une qualité essentielle.» Nuit de noces. X et Y (ils veulent rester anonymes) sont des musulmans français «pas du tout extrémistes», précise l’avocat du mari. Lui est ingénieur, la trentaine. Elle était étudiante quand ils se sont rencontrés. «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste», note le jugement lillois. Y, elle aussi, assure à X qu’elle est pure comme il le souhaite et n’a jamais eu de relations sexuelles. C’est ce que croit toute sa famille. Le mariage se fait en grande pompe, comme il se doit. La nuit de noces, le marié découvre que son épouse a menti. Au bout de quelques heures, il débarque au milieu des invités qui sirotent un dernier jus. Il n’a pas de drap taché de sang à exhiber. Son père ramène immédiatement Y, sa belle-fille, chez ses parents. Tout le monde se sent déshonoré.
Dès le lendemain, l’époux cherche à faire annuler son mariage. Il ne s’agit pas d’une procédure de nullité absolue qui frappe les mariages blancs par exemple. Dans ces cas-là, le procureur poursuit le ou les fraudeur(s) qui ont utilisé le mariage à d’autres fins que matrimoniales. Ici, il s’agit d’une nullité relative, réclamée par celui qui s’estime victime d’une erreur. C’est une procédure rare. L’un des époux dit qu’il s’est trompé sur l’une des «qualités essentielles» de l’autre. Mais comment le prouver ?
Le problème ne s’est pas posé : la femme a très vite reconnu avoir déjà eu des rapports sexuels auparavant. «La jeune mariée avait caché la vérité, convaincue que son fiancé ne l’aurait jamais épousée s’il avait connu la réalité», note le commentateur de la publication juridique.
Le plaignant lui a donc reproché son manque de sincérité. «Il m’a expliqué qu’elle lui avait menti, se souvient son avocat Xavier Labbée. Il m’a dit : "Je ne peux pas faire une union solide, basée sur un mensonge."» Devant le tribunal, la jeune femme reconnut une fois de plus sa dissimulation.
X, lui, voulait non seulement rompre, mais surtout effacer cette union. «Faire comme s’il n’y avait jamais rien eu.» Les juges lui ont donné raison. Ils ont estimé que le mariage avait été conclu «sous l’emprise d’une erreur objective» mais aussi qu’une telle erreur était «déterminante dans le consentement». En l’espèce, à leurs yeux, la virginité l’était.
Des jugements précédents ont déjà retenu cet article de loi (le 180 du code civil), par exemple quand un époux a ignoré que son conjoint était divorcé ou prostitué, lorsqu’il s’est trompé sur son état mental ou son aptitude à avoir des relations sexuelles normales, note la revue.
Salles d’attente. Ce jugement va-t-il servir d’instrument de menaces au service des fiancés musulmans (ou d’une autre religion prônant «le jamais avant le mariage») ? Va-t-il contribuer à remplir les salles d’attente des médecins qui pratiquent les reconstitutions d’hymen ?
Ou, dernière hypothèse plus optimiste (et plus tordue), cela va-t-il permettre à des jeunes femmes poussées par leur famille dans les bras d’un mari dont elles ne veulent pas de s’en débarrasser ?
Charlotte Rotman ( c ) Libération
(1) Dans le Recueil Dalloz, daté du 22 mai 2008.

28 mai, 2008

Jumeau

Les jumelles du Musée de l'homme

Espagne: des jumelles séparées à la naissance se retrouvent 28 ans après

28 mai 2008 AFP

MADRID (c) AFP (c ) Musée de l'homme — Des jumelles séparées à la naissance à la suite d'une erreur médicale sur l'île espagnole de Grande-Canarie se sont retrouvées par hasard 28 ans plus tard, a révélé mardi l'avocat de l'une d'elles, qui réclame 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente.
Les deux femmes sont nées dans un hôpital de Grande-Canarie, et l'une d'elles fut remise par erreur à une autre famille à leur sortie de l'incubateur.
Parallèlement, le bébé de cette deuxième famille fut confié aux parents des jumelles. Au total, deux des trois fillettes ont donc grandi dans une famille qui n'était pas la leur.
Les jumelles, aujourd'hui âgées de 35 ans, se sont retrouvées en 2001 à Grande-Canarie. "C'est arrivé par hasard", grâce à une amie d'une des deux jumelles, a raconté l'avocat de l'une d'entre elles, Sebastian Socorro, interrogé par la radio Cadena Ser.
"Cette amie travaillait dans un centre commercial. La deuxième jumelle est venue un jour y acheter des vêtements. La vendeuse s'est approchée d'elle pour lui faire la bise en croyant que c'était son amie, mais la cliente s'y est refusée. La vendeuse, surprise, a alors appelé son amie qui a assuré qu'elle ne s'était pas rendue dans son magasin".
La deuxième jumelle est repassée au magasin quelques jours plus tard et une première rencontre entre les deux soeurs a été organisée.
"La ressemblance est impressionnante", assure l'avocat, qui réclame aux autorités sanitaires 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente, la soeur séparée, pour "le préjudice moral" et "les mauvais agissements de l'administration" qui ont "affecté le développement personnel et familial" de sa cliente.

Jumeau Jumelle Musée de l'homme Par hasard

21 mai, 2008

34 millions de dollars

Musée de l'homme
Record battu pour un nu de Lucian Freud

"Un nu du peintre britannique d'origine allemande Lucian Freud a été adjugé mardi soir près de 34 millions de dollars aux enchères d'art contemporain chez Christie's, battant le record des ventes pour un artiste vivant. Le précédent record de ce genre était détenu par l'artiste américain Jeff Koons pour une oeuvre qui avait atteint 23 millions de dollars à l'automne dernier à New York"

( c ) Libération mai 2008

28 novembre, 2007

Nounours

Soudan: une Britannique arrêtée pour avoir nommé un nounours Mohamed
26.11.07 19h57
( c ) AFP Le Monde Musée de l'homme

"La police soudanaise a arrêté une institutrice britannique et l'a accusée d'insultes envers le prophète Mahomet pour avoir permis à des écoliers de nommer un ours en peluche Mohamed, ce qui la rend passible de coups de fouets et d'expulsion.
Gillian Gibbons a été arrêtée à Khartoum dimanche à la suite de plaintes de parents qui contestaient qu'elle ait permis à des écoliers âgés de six ans de nommer le nounours Mohamed, constituant ainsi une "insulte" au prophète des musulmans.
L'incident a eu lieu dernièrement dans une école privée enseignant l'anglais.
Ce délit est passible de la peine de mort pour les musulmans au Soudan, qui applique la charia (loi islamique) dans le nord du pays. S'ils sont jugés coupables, les non-musulmans sont eux passibles de coups de fouets, de peines de prison, d'une amende et de mesure d'expulsion.
L'institutrice a passé la nuit de dimanche à lundi en détention mais n'a pas encore été inculpée.
"Elle a été arrêtée hier par la police locale et elle se trouve actuellement dans un poste de police de Khartoum. Nous lui avons rendu visite hier, elle est bouleversée mais elle va bien", selon un porte-parole de l'ambassade britannique à Khartoum.
"Nous suivons l'affaire avec les autorités soudanaises ainsi qu'avec l'école, qui lui fournit une assistance juridique. Elle n'a pas été formellement accusée mais l'enquête se poursuit", a ajouté le porte-parole.
Par l'appellation du nounours, l'institutrice britannique n'a jamais eu l'intention de faire une offense, affirme l'ambassade.
Ses collègues ont exprimé l'espoir que Mme Gibbons, qui enseigne à la Unity High School, soit relâchée d'ici mercredi.
Les autorités soudanaises ont fermé cette école privée lundi jusqu'à nouvel ordre, a indiqué un enseignant de l'école à l'AFP sous couvert de l'anonymité.
La directrice de l'école, une ressortissante britannique, n'était pas joignable.
Le Sudan Media Centre (SMC), une agence de presse proche des services de renseignement, affirme que l'école a présenté ses excuses et que Mme Gibbons a été renvoyée de son poste.
"L'école s'est excusée formellement aux écoliers, aux familles et à tous les musulmans pour un acte individuel qui ne représente pas la politique de l'établissement ni son profond respect pour les musulmans et leur foi", indique le SMC en affirmant citer l'école.
Des responsables de l'Etat de Khartoum ont demandé un renforcement des mesures de contrôle des écoles étrangères au Soudan.
Pour les musulmans pratiquants, toute représentation de Mahomet est strictement interdite et jugée blasphématoire."
Le Soudan, le plus large pays d'Afrique, est une ancienne colonie britannique et entretient des relations diplomatiques avec Londres.

Message personnel

Dans Libération, Annonces, Messages personnels ( c) Libération 28 novembre 2007 Musée de l'homme
Messages personnels
"M. l’inspecteur Jeunesse et Sport, lors d’une évaluation à la colonie de Tillières-sur-Arve (Eure), en juillet 1961, vous avez dit avec beaucoup de violence à la mono stagiaire de 19 ans que j’étais à l’époque : « zéro, vous n’êtes qu’un triple zéro » parce que je n’arrivais pas à chanter devant vous. Je vous restitue cette phrase qui pèse lourdement sur moi depuis 46 ans et qui a porté atteinte à ma confiance en moi depuis. Viviane"

20 novembre, 2007

Mariage

Mariage Musée de l'homme Mariage


"MADRAS (AFP) - Un paysan indien a épousé une chienne dans l'espoir de chasser ce qu'il croit être une malédiction depuis qu'il a lapidé il y a quinze ans deux chiens, a rapporté la presse locale.

L'homme de 34 ans, identifié sous le nom de P. Selvakumar de l'Etat méridional du Tamil Nadu, est convaincu d'être poursuivi par le mauvais sort depuis qu'il a tué les deux canidés il y a 15 ans dans sa rizière et qu'il a accroché leurs cadavres à un arbre.
A l'époque, quelques jours après son opération punitive, il éprouve des difficultés à parler, se retrouve malentendant et incapable de marcher. Les médecins n'y trouvent aucune explication scientifique, mais un astrologue assure au paysan que les esprits des chiens défunts sont revenus le hanter et lui ont jeté un sort. La malédiction ne prendra fin que si l'homme épouse une chienne, lui dit alors le diseur de bonne aventure.
Après avoir longtemps cherché "la mariée idéale", Selvakumar finit par jeter son dévolu sur une chienne bâtarde de quatre ans, Selvi, qui lui avait été présentée par un ami. Le mariage hindou a eu lieu dimanche dans un village du Tamil Nadu. Selvi était vêtue d'un sari et ornée de fleurs. Les femmes du village du district de Sivagangawas ont ensuite emmené la chienne au temple où un prêtre hindou a prononcé le mariage religieux.
D'après la presse locale, Selvi a quand même tenté de s'échapper avant d'être rattrapée et ramenée dans les bras de son "mari".
"Le chien sert juste à éloigner la malédiction. Après cela, Selvakumar prévoit de se trouver une véritable épouse", a promis l'un de ses amis."
( c ) AFP - Mercredi 14 novembre, 13h02

12 juillet, 2007

Lapidation

Adultère, Lapidation et Musée de l'Homme

Un Iranien condamné pour adultère a été exécuté par lapidation
( c ) LEMONDE.FR avec AFP 10.07.07 16h36 • Mis à jour le 10.07.07 16h49


Le porte-parole du pouvoir judiciaire en Iran, Alireza Jamshidi, a reconnu, mardi 10 juillet, qu'un Iranien condamné pour adultère a été tué par lapidation, la semaine dernière, dans le nord-ouest du pays. C'est la première exécution officielle de ce type depuis celle, appliquée et reconnue officiellement par les autorités en juillet 2001, d'une femme condamnée pour meurtre et adultère.

Le verdict a été exécuté à Aghche Kand, à environ 200 km à l'ouest de Téhéran, a ajouté le porte-parole sans préciser la date exacte de l'exécution. Elle aurait eu lieu jeudi, selon des sources non officielles. M. Jamshidi a expliqué que le "jugement a été appliqué car il était définitif", car confirmé par la Cour suprême. En revanche, la condamnation à la lapidation pour adultère de la concubine de l'homme exécuté "n'a pas été appliquée", car elle est "encore suspendue" au jugement de la Cour suprême.

ARRÊTÉS VOILÀ ONZE ANS
Les tribunaux de première instance peuvent infliger des peines de mort par lapidation, mais toute condamnation à la peine capitale, pour être définitive, doit être confirmée par la Cour suprême. Or cette dernière a toujours suspendu un tel verdict depuis 2002, quand le chef du pouvoir judiciaire s'était engagé à ce qu'il n'y ait plus d'exécution par lapidation. Selon les instances judiciaires, cette promesse a depuis été tenue, ce que démentent des activistes proches du groupe de défense des droits des femmes, qui milite pour l'abolition de la lapidation.
Selon ce groupe de défense, l'homme exécuté s'appelait Jafar Kiani, et sa compagne Mokarranih Ebrahimi. Tous deux mariés, ils avaient quitté leurs familles pour vivre ensemble, avant d'être arrêtés il y a onze ans.

En vertu de la loi islamique, les hommes condamnés à la lapidation sont enterrés jusqu'aux hanches, les femmes jusqu'au cou, avant d'être attaqués à coups de pierre jusqu'à la mort. Ils sont laissés en vie s'ils parviennent à se libérer. La loi stipule aussi que les pierres doivent être d'une taille telle qu'elles tiennent dans la main et ne soient pas assez grosses pour tuer le ou la supplicié(e) en seulement un ou deux coups, ou trop petites pour prolonger inutilement ses souffrances.

01 juillet, 2007

Amoureux


Amoureux au Musée de l'homme


Deux jeunes allongés sur un chemin écrasés par une voiture.

Un garçon de 16 ans et une jeune fille de 17 ans sont morts dans la nuit de samedi à dimanche à Pressigny-les-Pins dans le Loiret. Ils ont été écrasés par une voiture alors qu'ils étaient allongés sur un chemin communal. L'automobiliste, âgé d'une vingtaine d'années, affirme ne pas avoir vu les deux victimes, originaires de Pressigny-les-Pins, vraisemblablement endormies au moment où la voiture s'est engagée sur ce chemin peu fréquenté. L'accident s'est produit dimanche matin vers 4h00. Dépêchés sur place, les secouristes ont tenté en vain de réanimer le jeune garçon qui n'était pas décédé au moment de leur arrivée. Le conducteur a été placé en garde à vue par les gendarmes

( c ) Libération

Le chauffard qui a écrasé un jeune couple est un récidiviste.

«Nos enfants étaient dans ce chemin vert. Une voiture folle est arrivée leur ôter la vie.» Le message adressé à la population par la municipalité de Pressigny-les-Pins (Loiret) témoigne du choc ressenti par ses 420 habitants en apprenant, dimanche matin, que deux adolescents du cru venaient de perdre la vie, apparemment victimes d’un chauffard âgé de 24 ans, qui avait bu et fumé du cannabis lors d’une soirée d’anniversaire. Un hommage leur sera rendu aujourd’hui, puis ils seront mis en terre dans les prochains jours.
Tout le monde se connaît dans ce bourg de bâtisses en pierre. Une usine, qui produit des drains en plastique, assure le train de vie modeste de la commune. A la sortie du village s’ouvre un large chemin vert, dit de la Mine d’or, bordé de blé en épis, qui longe la voie de chemin de fer. C’est ici, à mi-parcours, que les deux corps sans vie ont été retrouvés. Un garçon et une fille d’une quinzaine d’années sans doute venus là pour s’aimer en paix, à l’abri des regards.
C’est le chauffard qui a prévenu les gendarmes. Il est, pour l’heure, le seul témoin de la scène. «Il a dû passer par ce chemin pour éviter un contrôle de gendarmerie», suppose le procureur de la République de Montargis. Nicolas Brieuc, jeune maire sans étiquette de cette bourgade coincée entre Gien et Montargis, connaît bien le chauffard, qui a été placé sous contrôle judiciaire : «Ce n’est pas faute de l’avoir rappelé à l’ordre», se désole-t-il. Il tend un épais dossier sanglé contenant une centaine de fax : «Voici ce que j’ai transmis comme signalisation d’infractions depuis cinq ans.» Des incidents, dit-il, provoqués par une «poignée de gamins».
Déjà condamné pour excès de vitesse et cambriolages, le chauffard est jugé «immature». «Il ne jure que par la vitesse», affirme un proche. Sur le trottoir d’en face, une dame commente : «Je ne suis pas étonnée par cet accident. Ici, c’est une commune de dingues.» Le mot «accident» irrite. On préfère parler de «drame». «Tout le monde espérait qu’il se plante un jour, mais pas dans ces conditions», regrette, sévère, un autre habitant du village.

25 juin, 2007

Intoxication

(c) Libération 28 juin 2007
Musée de l'homme
Le Népalais n’est pas comestible

Comment mieux dissimuler sa victime si ce n’est en la mangeant ? Quatre Vietnamiens résidants au Qatar ont dévoré le cadavre de leur collègue népalais après l’avoir tué. Seulement, après l’avoir mangé, les quatre complices ne l’ont pas digéré. Victimes d’une intoxication alimentaire, ils ont dû être hospitalisés d’urgence au Hamad Medical Center de Doha pour se faire examiner. Les radios des "cannibales" ont montré que l’un d’entre eux avait un doigt de la victime dans son estomac. Les quatre Vietnamiens avaient fait cuire seulement les jambes et la tête de leur victime, ce qui explique l’intoxication alimentaire. Ils ont été arrêtés après leur passage éclair à l’hôpital. C’est la première fois que la justice qatarie est en charge d’une affaire de cannibales.
( c ) Libération

06 avril, 2007

Jeanne d'Arc

(Le Monde - 6 avril 2007) Musée de l'homme.
Les restes présumés de Jeanne d'Arc étaient ceux d'une momie égyptienne.

Les juges de Jeanne d'Arc, brûlée vive place du Vieux-Marché, à Rouen, le 30 mai 1431, avaient ordonné que ses restes soient collectés et jetés dans la Seine. Pour éviter que des reliques de la Pucelle ne fassent l'objet d'un culte posthume. En 1867, pourtant, tandis que les politiques redécouvrent les vertus patriotiques de Jeanne, un bocal d'apothicaire est trouvé, dans le grenier d'une pharmacie de la rue du Temple, à Paris, avec sur le couvercle, en cursives du XVIIe ou du XVIIIe siècle, l'inscription suivante : "Restes trouvés sous le bûcher de Jeanne d'Arc pucelle d'Orléans".


Le contenu de ce bocal, propriété de la paroisse de Chinon, vient de faire l'objet d'une analyse scientifique aux conclusions inattendues : la côte humaine noircie, mais aussi le fémur de chat et le fragment d'étoffe préservés dans le "bocal de Chinon" portent des marques d'embaumement. Le carbone 14 donne une datation comprise entre le VIIe et le IIIe siècle avant notre ère. Bref, tout indique que des faussaires ont puisé dans un "cabinet de curiosités" ou dans la réserve d'apothicaires qui, au Moyen Age, incluaient des fragments de mummia dans leur pharmacopée.
"Je n'aurais jamais pensé que ces restes puissent provenir d'une momie", a raconté Philippe Charlier, de l'hôpital universitaire Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine), à la revue Nature, qui révèle l'affaire, jeudi 5 avril. Ce médecin légiste s'est spécialisé dans la "pathographie", l'étude des restes des célébrités. Il a notamment décortiqué ceux d'Agnès Sorel. Pour Jeanne d'Arc, il a à nouveau fait appel à une équipe pluridisciplinaire.
ODEUR DE VANILLE ET DE CHAUX CUITE
Les premiers à se pencher sur les flacons ont été les "nez" des parfumeurs Guerlain et Jean Patou, qui, en aveugle, ont identifié des fragrances de vanille et de chaux cuite sur des échantillons attribués à la Pucelle. Si celle-ci a bien été suppliciée sur une estrade de plâtre, l'odeur de vanille, elle, ne colle pas. La vanilline est issue de la décomposition des corps. Des momies peuvent l'exhaler, mais elle n'émane pas d'une crémation.
L'extraction d'ADN n'a rien donné, mais l'analyse de l'enduit noirâtre recouvrant les os a révélé une double composition minérale et organique rappelant les onguents des embaumeurs. Les pollens qui y étaient piégés provenaient, pour certains, de pins, une essence peu commune dans la Normandie médiévale, mais dont la résine était en revanche prisée des thanatologues égyptiens.
Quant au fémur de chat, il renvoie bien à la tradition consistant à immoler des chats noirs avec les sorcières. Mais il n'appartient pas à une espèce européenne. Enfin, l'analyse au carbone 14 confirme l'antiquité des restes, dont la datation remonte à la basse époque égyptienne - à laquelle la facture de l'étoffe de lin correspond.
"Tout cela confirme une hypothèse ancienne, celle d'une bonne blague de laborantins du XIXe", note Bertrand Vincent, délégué à la communication de l'archevêché de Tours. L'Eglise, dit-il, n'avait jamais considéré le contenu du bocal comme des reliques authentiques. ( c ) Le Monde

15 janvier, 2007

67

(Agence)

67 ans au Musée de l'Homme

Une Espagnole de 67 ans est devenue la femme la plus âgée à avoir jamais mis un enfant au monde après avoir donné naissance samedi soir à des jumeaux par césarienne, a annoncé l'hôpital Sant Pau à Barcelone.
Selon une porte-parole de l'hôpital, la mère et les enfants, dont le sexe n'a pas été précisé, se portent bien et pourraient sortir d'ici quelques jours. Les jumeaux, selon un média local, ont été placés en incubateur.
La femme, dont ce sont les premiers enfants, avait bénéficié d'un traitement hormonal et de fécondation in-vitro "à l'étranger", a précisé dimanche cette porte-parole. Selon plusieurs médias, les deux embryons ont été obtenus en éprouvette en mélangeant plusieurs ovules à des spermatozoïdes. Ils ont ensuite été introduits dans l'utérus de la mère.
Une Roumaine avait aussi eu des jumeaux
Le précédent record appartenait à une Roumaine, Adriana Iliescu, qui avait également donné naissance à des jumeaux, mais l'un d'eux était mort quelques heures après la naissance et seule une petite fille avait survécu. Son âge au moment de la naissance, en janvier 2005, avait été annoncé comme 67 ans, mais, selon l'hôpital espagnol, une enquête avait ensuite révélé qu'elle n'avait alors que 66 ans. Le précédent record était détenu par une Italienne, qui avait donné naissance à un garçon à l'âge de 62 ans.
La législation espagnole sur la reproduction humaine assistée ne fixe pas de limite d'âge aux femmes souhaitant avoir recours à la fécondation in vitro. Mais la plupart des cliniques spécialisées espagnoles ont adopté des codes d'autorégulation qui excluent ce type de traitement pour des femmes ayant dépassé l'âge de 50 ans.

25 octobre, 2006

Dieu (Suite)

Libreville/( c )L'Union/Le Musée de l'homme

"Noyade d'un pasteur qui voulait marcher sur l'eau" lundi 4 septembre 2006. Noyade d’un pasteur au Gabon : Le mauvais disciple qui voulut imiter son maître
lundi 4 septembre 2006.


Un jeune pasteur d’une église dite "de réveil" (des pentecôtistes) s’est noyé lundi dernier sur une plage de Libreville en voulant marcher sur l’eau, comme le fit le Christ selon les Ecritures Saintes.
Le zélé serviteur a tout simplement laissé son âme en péril dans une mer impitoyable. Le photographe qu’il avait pris comme témoin du miracle et quelques fidèles auxquels il avait promis la guérison ne pouvaient qu’assister impuissants à sa lutte contre les flots qui se jouaient de son incrédulité.
Selon le quotidien gouvernemental "l’Union", qui a rapporté l’événement, notre pasteur d’origine camerounaise "aurait eu une révélation" lui permettant de rallier la pointe Dénis, séparée de Libreville par l’estuaire du Komo et nécessitant une traversée d’une vingtaine de minutes en bateau. Analyser ce drame d’origine spirituelle sans se référer aux Saintes Ecritures, nous paraît anachronique et pourrait même se révéler périlleux. En effet, Jésus-Christ a dit que celui qui a foi en lui peut faire plus de miracles que lui n’en a fait.
Est-ce parce qu’il a cru bien comprendre ce message-là, que le "messie" camerounais s’est estimé investi de cette mission de montrer à ses semblables de chair que lui aussi peut se réclamer de Christ Roi. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que, contrairement à son Maître, d’humilité il n’en fit pas preuve, lui qui, fort de sa conviction et non de sa foi, juge plus médiatique de s’entourer d’un imagier attitré pour que ses prouesses entrent un jour dans le Livre Guiness des records religieux.
Or, quelque part, il est écrit : "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-même". C’est, croyons-nous, comprendre la sagesse que nous enseigne Ephesien dans son chapitre 2, verset 3. Le serviteur de Dieu ne semble donc pas avoir fait sienne cette exigence biblique. Quid de la révélation qui lui aurait été faite une nuit ? Laquelle, nous prévient-on, ne vient pas toujours de Dieu, Satan pouvant se déguiser aussi en ange de lumière. D’où la nécessité de quelques discernements.
Plutôt que de religieux, ne pourrait-on pas qualifier ici ce pasteur de sectateurs, quand on sait que les sectes constituent une menace pour la stabilité de nos sociétés au regard de ses animateurs plus enclins au sensationnel qu’à une crédulité sagement pensée. Dommage que l’Eglise vraie assiste impuissante à cette dérive, et que les pouvoirs publics se réfugient derrière la liberté de culte pour laisser faire. Car, que comprendre, qu’après seulement quelques semaines de formation biblique de qualité douteuse, on se proclame loup, pardon pasteur, pour servir à souhait son ventre en promettant monts et merveilles aux âmes affligées ? Malheureusement, cette situation semble s’inscrire dans l’ordre normal de la marche de l’histoire.
Que faire sinon recommander la prudence à tous. Car, si un bon disciple peut mieux faire que son maître, il est aussi évident qu’un mauvais disciple meurt forcément là où son maître a fait des exploits. C’est le cas de notre regretté pasteur qui n’aura pas la chance de se repentir comme son homologue américain qui avait appelé publiquement au meurtre du Président vénézuélien Hugo Chavez et qui, instinct de survie oblige, a fait machine arrière à plus de 120 excuses à la minute.
Rabi MitibkètaObservateur Paalga

24 octobre, 2006

Picasso

( c ) F2 Musee de l'homme octobre 2006
"Steve Wynn, propriétaire de casinos et d'hôtels à Las Vegas, tout fier de montrer à ses amis une oeuvre de Picasso a, dans un geste d'emphase, percé la toile avec son coude.Le pire c'est qu'il venait de conclure la vente du tableau pour 139 millions de dollars.

"Il y a eu un bruit terrible", a rapporté en début de semaine sur le blog Huffington Post, la scénariste américaine Nora Ephron qui assistait à la scène."Oh merde, regardez ce que j'ai fait", aurait alors lancé le riche homme d’affaires (...) "grâce au ciel, c'est moi qui l'ai fait", Le tableau de Picasso,"Le Rêve", date de 1932 et représente le portrait de la maîtresse du peintre, Marie-Thérèse Walter. Steve Wynn l'avait acquis en 1997 pour 48,4 millions de dollars. Décidant récemment de s'en séparer avec quelques autres de ses oeuvres d'art, le milliardaire avait conclu un contrat de vente au prix de 139 millions de dollars avec un collectionneur du Connecticut.Le milliardaire souffre d'une maladie de l'oeil, la retinitis pigmentosa, qui affecte la vision périphérique. "Donc quand j'ai fait un geste avec ma main droite", raconte Wynn, "mon coude droit a frappé la peinture. Il a percé la peinture". "Une petite perforation, une larme de deux pouces" (5 cm), sur l'avant-bras gauche de la maîtresse de Picasso."

27 août, 2006

Console

La console, au Musée de l'homme
( c ) LE MONDE
Eric F., 14 ans, a tué son père, qui menaçait de brûler sa console de jeux
25.08.06 14h39 • Mis à jour le 25.08.06 14h39 BEAUVOIR-EN-ROYANS (ISÈRE) ENVOYÉ SPÉCIAL


"Les aboiements du berger allemand de Georges F. ne perturbent plus le sommeil des soixante-dix habitants de Beauvoir-en-Royans, dans le Vercors. Le chien a cessé d'aboyer depuis la mort de son maître, tué par son fils de 14 ans, lundi 14 août, d'une cartouche de chevrotine. Aux enquêteurs, Eric F. a dit avoir "pété un plomb" lorsque son père, âgé de 63 ans, a menacé de brûler sa console de jeux.

Le jour du drame, l'adolescent, supporteur de l'Olympique de Marseille, n'a qu'une envie : jouer au foot. Après avoir nettoyé l'atelier de son père puis la cour envahie de carcasses d'automobiles, il compte profiter de la sieste de Georges F. pour "taper le ballon". Trop bruyant. Eric F. décide alors de jouer sur sa PlayStation 2 à Pro Evolution Soccer 5, un jeu de simulation de football. Le son empêche encore Georges F. de trouver le sommeil. Il confisque la console, menace de la brûler et s'en va dans le jardin allumer un feu.
Eric F. monte dans la chambre de ses parents, s'empare du fusil de chasse caché dans un placard, le charge, se dirige vers sa propre chambre, ouvre la fenêtre et abat son père d'un coup de feu dans le dos. Georges F. meurt sur le coup.

Son fils s'enfuit. "Je crois que j'ai fait une connerie", avoue-t-il à Aimé Carre, un voisin qu'il croise sur la place du village et qui l'emmène chez lui, en compagnie de sa petite soeur de 9 ans, qui a vu le corps sans vie de son père. M. Carre appelle le maire et les gendarmes. "La petite était en pleurs, Eric est resté calme", raconte le retraité.
Pour l'avocat de l'adolescent, Me Armand Samba-Sambeingue, la console de jeux - qui n'a pas été retrouvée par les enquêteurs - offrait à Eric F. "son seul moment d'évasion". "Il avait affaire à un père très dur, voire tyrannique", assure l'avocat. "Cet enfant n'avait jamais le droit de sortir, enchérit M. Carre. Même pendant la canicule, il est resté à débroussailler le jardin. Il était aux ordres de son père."
Le maire de Beauvoir, Jacques Bourgeat, précise qu'Eric "jouait avec les autres enfants uniquement quand le père s'absentait". Selon lui, la famille F. vivait cloîtrée et ne participait jamais à la vie du village. "Le père avait un demi-siècle de différence avec son fils et il faisait vivre sa famille un demi-siècle en arrière", résume Me Samba-Sambeingue. "Georges n'était pas un tyran, tempère Colette Permingeat, cousine de la victime. Il était strict et ne voulait pas que ses enfants traînent. C'était un fervent catholique."
Depuis le meurtre, les langues se délient. "La mort de ce type, c'est un soulagement pour nous tous", soutient Jean-Noël Raison, un voisin. "Beaucoup ont pleuré pour Eric mais pas pour son père", assure Kévin, 12 ans, qui se présente comme le meilleur ami du parricide. Certains s'irritaient des "idées, proches de l'extrême droite" de Georges F. "Je ne comprends pas pourquoi mon papa est raciste, c'est débile", a déclaré son fils lors de sa garde à vue.
Charpentier, maçon et poseur de vérandas, Georges F. était considéré comme un "piètre artisan". C'est son épouse, Martine, 50 ans, fonctionnaire à Grenoble, qui faisait vivre la famille. Dépressive, elle avait fait une tentative de suicide aux barbituriques, il y a deux mois.
Eric F. rêvait de devenir professeur de mathématiques. Il s'apprêtait à entrer au lycée avec un an d'avance. Le 15 août, il a été mis en examen pour "meurtre sur ascendant" et écroué à la maison d'arrêt de Varces, près de Grenoble. "
Mustapha Kessous
Article paru dans l'édition du Monde daté 26.08.06
( c) Le Monde

25 août, 2006

Grippe Aviaire

Danser au Musée de l'homme

(c ) Libération, 24 août 2006

"Après le «coupé-décalé», la «danse du poulet grippé». La nouvelle danse à la mode en Côte-d'Ivoire imite les spasmes d'un poulet agonisant de l'épizootie de grippe aviaire. Les deux bras en arrière pour mimer les ailes, les yeux écarquillés, la tête légèrement inclinée, et souvent la langue pendue, le tout couronné par des sautillements : toutes les nuits, des milliers de fêtards abidjanais rivalisent désormais dans l'imitation du poulet malade. La danse a été créée début mai à «Marcory-Gasoil», un maquis du quartier populaire de Marcory, l'une des deux communes du district d'Abidjan où le virus H5N1 a été détecté. C'est le disc-jockey DJ Lewis, dont le premier album s'intitule Stop grippe aviaire, qui a inventé le succès musical et commercial de l'été. Après avoir créé le «concept», il s'est remis à manger du poulet, un mois avant que les autorités autorisent la réouverture des marchés à volailles. Alors que les ventes de poulet en Côte-d'Ivoire avaient chuté de 80 % après l'apparition de la grippe aviaire, les restaurateurs signalent aujourd'hui son retour en grâce. «Pour rire, certains clients ne commandent plus "du poulet", mais "de l'aviaire"», explique Maryse Nguessan, patronne d'un restaurant d'Abidjan."

06 juillet, 2006

Demie-finale

Foot-ball au Musée de l'homme

Au moins quatre morts et plusieurs blessés graves: la fête du Mondial a parfois mal tourné AP 06.07.06 16:14PARIS ( c) (AP)

Après la victoire des Bleus mercredi soir en demi-finale de Coupe du monde, l'heure était à l'euphorie dans les rues de toutes les villes de France. Mais la fête a parfois dégénéré, le bilan de ces incidents s'élevant à au moins quatre morts et plusieurs blessés graves. Bon nombre des incidents d'après-match se sont produits dans la capitale. Un homme est ainsi décédé à la station Opéra du métro parisien. Il a chuté vers minuit du toit d'une rame sur laquelle il était monté. Tombé sur la voie, il est passé sous un train. Parallèlement, un accident impliquant une moto a fait six blessés, dont deux graves, boulevard Masséna, dans le 13e arrondissement, tandis que près du stade Charléty, où la partie venait d'être retransmise sur écran géant, une personne a été grièvement blessée à l'arme blanche. Les forces de sécurité étaient largement mobilisées dans tout Paris pour éviter les incidents malheureux. Au total, 189 personnes susceptibles de violence ont été interpellées. Sur ce total, 117 ont été placées en garde à vue. Dans le même temps, à Lyon, un jeune homme qui fêtait à la fois son bac et le triomphe de l'équipe de France s'est laissé emporter par l'euphorie. Il a sauté et a disparu dans la Saône, depuis le pont Kitchener-Marchand, vers 3h30 du matin, selon la police. A Montpellier (Hérault), un homme de 24 ans, originaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a été frappé d'un coup de couteau à la gorge aux alentours de minuit. Il est décédé au centre hospitalier Lapeyronie, où les secours l'avaient transporté. L'incident s'était produit peu avant en plein centre-ville, près de la place de la Comédie, où la demi-finale avait été projetée sur écran géant. Autre drame, dans le nord du pays: à Loison-sous-Lens, près de Lens (Pas-de-Calais), une femme de 20 ans a été tuée vers 23h30 dans un accident de la circulation. La passagère s'était assise sur la portière du véhicule, le corps penché à l'extérieur, quand le conducteur a fait une embardée pour éviter un piéton sur la route. Elle a percuté une barrière métallique et a été tuée sur le coup. A Carpentras (Vaucluse), une jeune fille de 18 ans a été grièvement blessée à l'issue du match, vers minuit. Victime d'un traumatisme crânien, alors qu'elle était assise sur une portière de voiture, elle aurait été déséquilibrée par une embardée. Elle a été évacuée d'urgence par hélicoptère vers le centre hospitalier de Montpellier. Les secours faisaient état d'un pronostic vital réservé. A Deauville (Calvados), deux policiers ont été sérieusement blessés mercredi soir lors des manifestations de joie qui ont suivi cette demi-finale. Une trentaine de jeunes s'en étaient pris à eux alors qu'ils interpellaient l'agresseur d'une femme. Par ailleurs, un journaliste du quotidien régional "Le Bien Public" s'est fait violemment agressé jeudi soir dans les rues de Dijon alors qu'il témoignait des événements urbains. "Ses clichés ont déplu à certains, incapables de s'exprimer autrement que par la voie de la violence", ont déploré les syndicats de journalistes SNJ et CFE-CGC.

( c ) AP

05 juillet, 2006

Faire son marché














"Au moins soixante personnes ont été tuées et 76 blessées dans un attentat samedi à la voiture piégée dans un marché de Sadr City, quartier chiite de Bagdad. Au moins soixante-six personnes ont été tuées et 98 blessées dans l'attentat commis samedi 1er juillet dans un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad, selon un nouveau bilan fourni par un haut responsable qui a parlé d'attentat- suicide à la camionnette piégée. "Le bilan total est de 66 martyrs et 98 blessés et certains blessés sont encore en train d'être admis dans les hôpitaux", a déclaré le vice-ministre de la santé, Sabah al-Houssaïni, à la télévision publique Iraqia. "

( c) afp
Faire son Marché, musée de l'homme
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