14 mai, 2013

Identité

 Le Gros dur colombien aux implants mammaires au Musée de l'homme (c) Libération 14 mai 2013
& Musée de l'homme


Giovanni Rebolledo, alias "Johnny", un caïd colombien qui avait été condamné à soixante ans de prison en 2012 - pour trafic de port d’armes, possession de stupéfiants, blessures aggravées, séquestration et torture -, qui s’était évadé, a été retrouvé le 4 mai sous l’identité de Rosalinda. Selon El Tiempo, il faisait partie d’une bande de Bogotá, «Los topos» («les taupes»), spécialisée dans les enlèvements et dont les membres torturaient leurs victimes pour les obliger à donner leur code de carte bancaire ou à leur livrer des objets de valeur. Johnny-Rosalinda a été retrouvé dans un quartier fréquenté par des prostitués. Comme Tony Curtis et Jack Lemmon dans le film Certains l’aiment chaud (1959), il avait radicalement changé d’apparence, allant jusqu’à subir des opérations de chirurgie esthétique : implants mammaires, rhinoplastie et remodelage des fesses. Le tout pour 13 600 euros, a précisé le tabloïd britannique The Sun.

Identité & Musée de l'homme en Colombie

06 mai, 2013





Un député suédois défend une loi obligeant les hommes à uriner assis.  La Suède veut forcer les hommes à faire pipi assis

 Un député a déposé il y a quelques mois une proposition de loi visant à interdire aux hommes d'uriner debout. Ses raisons : une meilleure hygiène, renforcer l'égalité hommes/femmes et… une vie sexuelle plus épanouie.

La Suède est très à cheval sur l'égalité des droits hommes/femmes… au point de mettre les hommes sur le pot. Une idée très sérieuse qui émane de Viggo Hansen, un député soucieux de restaurer la paix dans les ménages puisque l'obligation mettrait une fois pour toute un terme aux disputes sur la lunette laissée relevée.


Ce projet a même été déposé au conseil général de Södermanland, une province située au sud de Stockholm. Les arguments évoqués sont principalement d'ordre hygiénique : uriner debout est beaucoup trop sale. Outre les ménages, forcer les hommes à faire pipi assis permettrait également de garder les toilettes publiques beaucoup plus propres.


Histoire de mettre toutes les chances de son côté, le député va même jusqu'à évoquer un problème sanitaire majeur. La position choisie par ces messieurs pour soulager leur vessie aurait un impact sur leur libido. Cette loi permettrait ainsi, selon ses dires, de booster leur vie sexuelle tout en limitant les risques de développer un cancer de la prostate.



Reste que, comme on peut le prévoir, ce projet de loi rencontre beaucoup de détracteurs. Ces derniers soulignent notamment son caractère stupide : outre des arguments médicaux non fondés, qui viendra s'assurer que la position est bien respectée ? En août 2012, Stephen Shen, le ministre de l’Environnement taïwanais avait également eu cette idée, qui était sans surprise tombée à l'eau.


(c) Métro avril 2013
Musée de l'homme

03 mai, 2013

Randonnée

Vautour Musée de l'homme
Dans les Pyrénées-Atlantique, les charognards auraient mangé le corps d'une randonneuse, décédée après une chute de 300 mètres. Les secouristes n'ont retrouvé que des ossements
Le corps d'une randonneuse de 53 ans décédée à la suite d'une chute près de Larrau (Pyrénées-Atlantiques) le 14 avril, aurait été dévoré par des vautours dans les deux heures qui ont suivi l'accident, a-t-on appris vendredi auprès du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Oloron. "Nous sommes arrivés sur les lieux en hélicoptère environ deux heures après l'accident, il ne restait que les ossements", a indiqué à une correspondante de l'AFP un secouriste du PGHM présent sur la scène du drame.


"Le médecin du Smur d'Oloron a constaté que la randonneuse, originaire de Cambo (Pyrénées-Atlantiques), était décédée de multiples fractures. Elle n'a pas survécu à la chute", a-t-il ajouté. "Nos équipes de secours et le médecin ont remarqué la présence de vautours ainsi que des traces de pattes de vautour sur la neige à proximité des ossements. Un rapport de l'Office national de la chasse en atteste", a-t-il indiqué. "Leur présence laisse penser qu'ils ont dévoré le corps en très peu de temps", a-t-il estimé, confirmant une information relatée par le site Kairn.com et relayée par le quotidien Sud Ouest.

Sentiment de déjà-vu

Selon le secouriste, "c'est la deuxième fois que ce scénario se produit". "L'an dernier, au pic du Midi d'Ossau, la même scène a eu lieu", indique-t-il. L'accident de la quinquagénaire s'est produit le 14 avril vers 15 h 45 au sommet de Pista (1 779 mètres). Elle effectuait une randonnée en montagne lorsque les personnes qui l'accompagnaient l'ont vue glisser sur l'herbe, puis dévisser sur une succession de barres rocheuses d'un dénivelé d'environ 300 m. "Ces personnes ont cru qu'elle était tombée en contre-bas, mais elle avait chuté au fond du pic. Elles nous ont appelés vers 16 h 45, le temps de se rendre compte de la gravité de la chute et de trouver un réseau pour téléphoner", indique le secouriste du PGHM.

"Ces personnes ont aperçu les vautours environ une heure après l'accident. Mais ils n'ont pas fait le rapprochement", a-t-il ajouté. Martine Razin, chargée d'études "vautours fauves et gypaètes barbus" à la Ligue de protection des oiseaux (LPO), a précisé qu'il ne fallait pas "discréditer les vautours fauves". Elle a insisté sur le fait que "les vautours, s'il s'agit d'eux dans ce cas, ne s'attaquent jamais à une personne blessée".
3 mai 2013
(c) Le Point /AFP Musée de l'homme

Inconnu sauf de Dieu.

Le Musée de l'homme
(c) Le Monde Benoît Hopkin 3 mai 2013


Sous le couloir aérien de Roissy, l'enterrement de "X masculin No 13/0824"


Le corps congelé d'un clandestin a été retrouvé dans le train d'atterrissage d'un avion venu du Cameroun. La maire de Mauregard a voulu offrir une sépulture digne à cet adolescent anonyme

Quelqu'un, un être humain, a été enterré mardi 30 avril à Mauregard (Seine-et-Marne), une commune de 350 habitants jouxtant les pistes de Roissy. Il a été porté en terre dans un joli cercueil en chêne vernissé, avec d'élégantes poignées en cuivre. Il repose désormais entre la tombe d'un poilu " mort pour la patrie " en 1916 et un caveau de famille. Le cimetière est intime, propre, très bien entretenu. Une jolie sépulture a été commandée. Il ne manquera rien à ce mort. Juste un nom sur la stèle.

Peut-être aussi le calme. Le cimetière de Mauregard est survolé en continu par les avions qui atterrissent ou décollent, selon le sens du vent. C'est à bord de l'un d'eux qu'est venu du Cameroun cet inconnu, il y a trois semaines. Il espérait une vie nouvelle en France. Il n'aura même pas vu ce pays dont il rêvait. Son corps pétrifié a été découvert dans le train d'atterrissage d'un appareil de Camair-Co, le matin du 8 avril.

Le vol QC102 de la compagnie camerounaise venait d'arriver de Douala via Yaoundé. Un inspecteur effectuait un contrôle de routine sur le Boeing 767. Il a découvert le mort, son mètre soixante-quinze recroquevillé dans l'étroite soute.

L'enquête a été confiée à la Gendarmerie des transports aériens (GTA), plus précisément à la cellule d'investigation criminelle aéronautique de la section de recherche. En vain. " Le mort n'avait sur lui aucun élément d'identification, aucune adresse, pas même un mot pour expliquer ses intentions, expliquent les enquêteurs. Nous avons pris ses empreintes digitales, relevé son ADN mais il n'était pas inscrit dans nos fichiers. " On ne sait donc rien de lui, de sa vie, ni des circonstances qui lui ont permis de s'immiscer dans l'avion. On suppose que le clandestin se serait introduit dans la soute du train d'atterrissage pendant l'escale à Yaoundé.

Une autopsie réalisée par l'Institut médico-légal de Paris a permis de déterminer que la victime était mineure. Le jeune homme avait entre 15 et 17 ans. Il est mort d'asphyxie, par manque d'oxygène à 9 000 mètres d'altitude. Il a dû être endormi par le froid, avant de mourir. Par - 50 °C, le corps a ensuite été gelé pendant les sept heures de vol.

Les médias se sont fait brièvement l'écho de cette " macabre découverte dans un train d'atterrissage ". Ce n'est malheureusement pas une première. " Cela arrive une ou deux fois par an mais cela faisait deux ans que nous n'avions pas eu de cas, constate un gendarme. C'est évidemment de la folie de faire ça. L'issue est fatale à chaque fois, mais cela n'empêche pas les gens de tenter leur chance. " En 2007, le corps d'un jeune Egyptien, Ahmed Abou Shady, était tombé dans un jardin du Val-d'Oise quand le vol Air France où il s'était caché avait sorti ses roues.

Généralement, les corps sont identifiés et renvoyés à leur famille. Pas cette fois, donc. Des renseignements, notamment des photographies, ont été fournis à l'ambassade du Cameroun et à l'attaché de sécurité de l'ambassade de France à Yaoundé. La semaine dernière, une mère camerounaise a bien signalé la disparition d'un fils. Mais ce n'était pas la bonne personne. Les recherches se poursuivent mais peuvent être longues. En attendant, le permis d'inhumer a été délivré par le parquet des mineurs de Bobigny.

Mais où, exactement ? Personne ne peut nous renseigner à Aéroports de Paris. L'emprise de Charles-de-Gaulle couvre plusieurs communes. Selon la piste ou le terminal, la responsabilité administrative varie. On contacte la mairie de Roissy. " Non. " Du Tremblay-en-France. " Non. " De Gonesse. " Non. " Du Mesnil-Amelot. " Non. " De Mauregard, enfin. " C'est bien ici. "

Une large portion des infrastructures se trouve sur cette vaste commune de Seine-et-Marne. Chaque année ou presque, l'état civil du village enregistre un décès survenu dans l'aéroport ou en vol. Plus rarement, hélas !, c'est une naissance. Mais Marion Blancard, maire depuis trois ans et conseillère depuis trente ans, n'avait jamais eu à enterrer comme cela un mort sans nom. " Il a le droit à un minimum de dignité ", a tout de suite estimé l'élue. La municipalité a donc ménagé une place dans le cimetière, payé les frais d'inhumation et une belle gerbe de fleurs.

Marion Blancard était présente aux obsèques ce mardi, vers midi, avec une secrétaire de mairie, Edith Chalvin, et le responsable des services techniques, Christian Daussat-Daure. Un ouvrier qui réparait le mur du cimetière a respectueusement posé ses outils et s'est joint à l'assistance. Maigre cortège mais cortège tout de même. Manière de montrer que cet anonyme méritait tout de même un hommage. " Faut-il être au désespoir pour tenter un truc pareil, s'est lamentée Marion Blancard. Drôle de destin. Pauvre gosse. " " Il faut n'avoir plus rien à perdre pour espérer que ça puisse marcher ", a ajouté Edith Chalvin.

Devant le cercueil, le maître de cérémonie, Bruno Ravenet, a lu un poème, choisi dans un cahier ad hoc : " Une voix m'appelle, l'instant est venu/Il me faut partir, je ne peux rester/Dans ce monde-là auquel j'avais cru/Et qui brusquement m'a abandonné/Je vous laisse mes rires/Je vous laisse ma joie/Je ne vais plus souffrir/Alors souriez-moi. " " J'ai une pensée pour lui et pour sa famille puisqu'il en a forcément une ", a-t-il ajouté.

Les quatre employés des pompes funèbres de Goussainville ont ensuite mis le cercueil en terre. Sur la bière était vissée une plaque en cuivre où était écrit : " X masculin No 13/0824 " et une seule date : 2013. " On ne peut pas mettre ça sur la pierre tombale ", a estimé Marion Blancard. On s'est donc mis d'accord sur une formule plus élégante à graver dans la pierre : " Inconnu sauf de Dieu." Puis trois fossoyeurs ont rebouché le trou.



Benoît Hopkin (c) Le Monde  3 mai 2013
Le Musée de l'homme

08 avril, 2011

La tumeur cancéreuse et la compresse


Le Musée de l'homme et la compresse.

Il croyait avoir une tumeur, c'était une compresse "Il a cru que son heure était venue. En février dernier, Vito Ferrara, un retraité de 72 ans habitant à Mèze, dans l’Herault, se fait diagnostiquer une tumeur cancéreuse de 16 cm dans le ventre, raconte Midi Libre. Son médecin préconise alors une intervention chirurgicale de toute urgence. Le retraité passe sur la table d’opération le 20 mars mais lorsqu’il se réveille, le médecin lui annonce qu’il n’a rien. Ou du moins, pas une tumeur. En revanche, le chirurgien a trouvé une grande compresse (17 cm de long, 10 cm de largeur et 9 cm d’épaisseur, précise le quotidien), qui avait été oubliée là depuis… 11 ans. En septembre 2000, Vito Ferrara s’était fait opérer de l’estomac à l’hôpital privé d’Antony (Hauts-de-Seine). C’est très probablement à cette occasion que la compresse a été oubliée. Le retraité envisage maintenant de poursuivre l’établissement d’Antony pour cette «faute» qui, par chance, ne lui a pas causé de problèmes majeurs de santé." E.O. Midi Libre 6 avril 2011

Le poney reconnu victime


Le poney et le musée de l'homme


Le poney reconnu victime "Le septuagénaire, auteur de sévices sexuels sur un poney dans la région de Blangy-sur-Bresle a été condamné à deux mois de prison avec sursis. L'homme de 70 ans qui avait violenté sexuellement une ponette a été condamné vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de Dieppe à deux mois de prison avec sursis et des dommages et intérêts.Le préjudice matériel s'est élevé à 5 715 € et moral à 500 €. Cette somme d'argent sera reversée au propriétaire de l'animal « agressé » l'été dernier dans la région de Blangy-sur-Bresle (voir nos éditions du 27 novembre et du 5 décembre). Le tribunal a suivi les requêtes du substitut du procureur de la République et a pris sa décision après le visionnage des vidéos.Venu à plusieurs reprisesLors des débats évoqués le 26 novembre dernier, l'avocate du prévenu avait demandé le huis clos qui lui a été refusé. « Je vais être extrêmement superficiel dans les faits », annonce d'emblée le président du tribunal.C'est le propriétaire de la ponette qui a raconté l'histoire. Cela a commencé par des dégradations dans son écurie et il a fini par installer une caméra de surveillance pour connaître les auteurs de ces faits malveillants. C'est en visionnant le CD qu'il a eu la grande surprise de constater que son voisin était venu à plusieurs reprises dans son ranch.« Il est allé chercher la ponette pour l'amener dans le box. Là, il se plaçait devant et exhibait son sexe. Ensuite, il passait par derrière, il soulevait la queue du cheval et après l'avoir coincée, il la prenait à bras-le-corps. »La question est de savoir si réellement, il y a eu acte sexuel. Le prévenu, réfugié dans sa honte, n'en dira pas plus à la barre du tribunal. Aux gendarmes, lors des auditions, le retraité avait expliqué que c'était un simulacre. L'homme admet avoir un comportement sexuel anormal et a pris spontanément contact avec un psychologue" Paris Normandie mercredi 08 décembre 2010

23 août, 2010

Le cancer et le petit pois



Le cancer et le petit pois, au musée de l'homme
(AFP) – 12 août 2010



USA: il craignait une tumeur du poumon, c'était... un pois avalé de travers

NEW YORK — Un Américain auquel ses médecins avaient diagnostiqué une possible tumeur du poumon a eu la surprise de sa vie en apprenant que la masse noire visible sur les radios était en réalité un pois égaré qui avait germé dans son système respiratoire.
"J'ai dû avaler de travers, c'est tout ce qu'ils m'ont dit", a rapporté Ron Sveden, 75 ans, au journal Boston Globe.
Après avoir détecté la masse noire dans les poumons de cet habitant de Cape Cod dans le Massachusetts (nord-est) atteint d'emphysème pulmonaire, les médecins ont pratiqué une biopsie de la masse suspecte.
A leur grand étonnement, il s'est avéré qu'il s'agissait d'un germe de pois d'un peu plus d'un centimètre. Le légume a été retiré sans difficultés, et M. Sveden s'est remis de ses mésaventures.
Les médecins ont expliqué qu'il n'était pas inhabituel que des particules alimentaires aillent se loger dans les poumons, mais qu'il était très surprenant que le pois ait pu germer dans un tel environnement.

© 2010 AFP

Cancer Petit pois Musée de l'homme

28 octobre, 2009

Emile Zola



(c) territorial.fr 16 octobre 2009

Musée de l'homme Emile Zola


La crèche Émile-Zola de Carpentras vient de changer de nom, jugeant «peu valorisante» la référence à un écrivain dont l'oeuvre est particulièrement sombre.

"La mairie de Carpentras (84), passée à gauche en mars 2008, a récemment décidé de débaptiser la crèche Emile Zola pour lui offrir un nouveau nom, Les petits berlingots. Pour expliquer cette modification, l'adjointe à la Petite enfance, Laurence Bosserai, avance des arguments : "L'équipe professionnelle de la crèche s'est pas mal renouvelée. Sans jamais remettre en cause le nom de Zola, ni les valeurs qu'il a portées, un nouveau nom a émergé, indique l'élue. On voulait tenir compte des caractères enfantin et culturel de la crèche. C'est une question de perception, mais Zola évoquait le déterminisme social. Les Petits Berlingots ont été proposés par les usagers et les professionnels à l'issue d'une réflexion".
Marie-Susy Pons, conseillère municipale de droite, est choquée : "Je suis scandalisée, d'autant que c'est une enseignante qui a soutenu ce projet ! On va nous proposer quoi, après ? De changer le nom du lycée Victor-Hugo parce que pour les élèves et les profs, ça fait trop Misérables On bafoue notre patrimoine culturel". La nouvelle plaque mentionnant "Les Petits Berlingots" sera posée avant la fin d'année. Aucune inauguration n'est prévue."
Emile Zola Musée de l'Homme Carprentras Berlingot

06 octobre, 2009

Peine de mort


La peine de mort et le Musée de l'homme
Ohio 2009 Musée de l'homme
Le Monde 1er octobre 2009


"Romell Broom est un survivant. Du moins à ce jour. Condamné à mort pour l'enlèvement, le viol et le meurtre d'une adolescente en 1984 dans la banlieue de Cleveland, cet Afro-Américain de 53 ans aurait dû être exécuté le 15 septembre au pénitencier de Lucasville (Ohio). "Aurait dû", car l'équipe chargée de sa mise à mort n'a pas réussi à trouver une veine pour administrer l'injection mortelle.
Deux heures de tâtonnements et de souffrances auront été nécessaires avant que le gouverneur de l'Etat, Ted Strickland, ne décide de suspendre l'exécution. Deux heures insoutenables, passées en partie sous le regard d'une dizaine d'agents carcéraux, de quatre journalistes et de trois membres de la famille du condamné.
L'affaire a relancé le débat sur les équipes médicales chargées d'administrer la mort. Le fait est que dans la longue histoire des exécutions capitales aux Etats-Unis, cette situation de sursis temporaire dans laquelle se trouve Romell Broom est rarissime. On ne connaît qu'un seul cas, en 1946, où un certain Willie Francis, un Afro-Américain condamné pour meurtre, a survécu à la chaise électrique en raison d'une défaillance matérielle. Il n'y réchappera pas un an plus tard.
Aujourd'hui, Romell Broom est retourné dans sa cellule. Après un premier sursis de dix jours, il vient de voir repoussée, par un juge fédéral, au 30 novembre, la décision devant statuer sur son sort. Deux nouveaux mois avec cette peur au ventre de revivre un nouveau calvaire, comme il dit.
Dans une déclaration sous serment devant Marcia Dukes, notaire public, deux jours après son exécution ratée, Broom raconte chaque détail. Un récit de 4 pages sous forme de monologue, glacial et serein à la fois, mais toujours hanté par sa condition de condamné en sursis. Il y décrit comment il fut transféré le 14 septembre dans la cellule des exécutions. Le lendemain, vers 14 heures, son dernier recours rejeté, un gardien vient lui lire son ordre d'exécution. "Deux infirmiers sont entrés dans ma cellule et m'ont conseillé de m'allonger. L'un d'entre eux était un homme blanc, l'autre une femme blanche."
Trois matons s'installent dans la pièce. L'un se tient debout à sa droite, l'autre à sa gauche et le troisième à ses pieds. "Les infirmiers essayaient simultanément de trouver des veines dans mes bras. La femme essaya trois fois au milieu de mon bras gauche. L'infirmier essaya trois fois au milieu de mon bras droit."
Après ces six tentatives infructueuses, les deux infirmiers demandent à Romell Broom de faire une pause qui durera "environ deux minutes et demie".
Une fois de retour, l'infirmière tente à nouveau de trouver une veine dans le bras gauche : "Elle a dû toucher un muscle parce que la douleur m'a fait hurler." L'infirmier fait un nouvel essai sur le bras droit. Il réussit à accéder à une veine, mais lorsqu'il tente d'insérer le cathéter intraveineux, "il le perd et du sang coule sur mon bras", dit Romell Broom. Au moment de quitter la pièce, un gardien demande à l'infirmière si elle se sent bien. "Elle répondit "non" et prit la porte."
Nouvelle pause. L'infirmier sort à son tour. "Le maton installé à ma droite me posa la main sur mon épaule droite et me conseilla de me relaxer." Broom affirme alors souffrir "beaucoup" et qu'il lui est difficile "d'étendre ou de bouger ses bras". L'infirmier revient. Il porte des serviettes chaudes à la main, afin de l'aider à trouver les veines, lui dit-il. Après les avoir appliquées sur le bras gauche, l'homme effectue une tentative au milieu du bras. L'infirmier passe ensuite à la main gauche qu'il perfore à trois reprises. "Après cette troisième tentative, il a fait remarquer que la consommation d'héroïne avait endommagé mes veines, poursuit Romell Broom. J'ai été contrarié par ce commentaire parce que je n'ai jamais pris d'héroïne ni aucune autre drogue par intraveineuse."
Poursuivant son récit il affirme que l'infirmier n'arrêtait pas de répéter que la veine était là, "juste là". Et d'ajouter : "J'ai essayé de les aider en essayant d'étendre mon bras." Nouvelle pause. Nouvelle intervention d'un des gardiens qui lui conseille de "se relaxer". "A ce stade, je me suis senti très mal, affirme Romell Broom. J'ai commencé à pleurer à cause de la douleur. Les infirmiers plaçaient les aiguilles dans des zones déjà contusionnées et gonflées. J'ai demandé à arrêter le processus et s'il était possible de parler à mon avocat."
Le responsable des gardiens lui demande alors de se mettre assis afin que "le sang coule plus librement". Entre dans la pièce l'infirmière en chef ; "une femme asiatique" qui "tenta d'accéder à des veines de ma cheville droite". D'après Romell Broom, l'aiguille percute un os. "J'ai crié, dit-il. Dans le même temps, l'infirmière en chef a essayé d'atteindre une veine dans la partie inférieure de ma jambe gauche tandis que l'infirmier essayait simultanément d'accéder à une veine de ma cheville droite."
Nouvel échec, l'infirmière en chef quitte la salle. Son collègue, lui, reste auprès de Romell Broom et effectue deux tentatives à la main droite.
Romell Broom poursuit son récit : "Le degré de souffrance était à son maximum." Encore une fois, le chef des gardiens lui demande de "se relaxer". Le directeur de l'établissement fait alors son entrée et annonce que la procédure d'exécution est interrompue. Il s'adresse au condamné pour lui dire qu'il a apprécié sa coopération. "Il a également loué le professionnalisme de son équipe."
A l'issue de sa déclaration, Romell Broom note : "Attendre d'être encore exécuté est angoissant." Et cette ultime phrase : "Je suis sans cesse ramené au fait que je vais devoir subir la même torture que celle que m'ont infligée les autorités de l'Ohio ce mardi 15 septembre 2009, parce que le protocole d'exécution de l'Ohio n'a pas changé, et l'état de mes veines non plus."
(c) Le Monde Nicolas Bourcier


(c) Le Monde 1 octobre 2009 Ohio
(c) Musee de l'homme & Peine de mort

14 septembre, 2009

Fumer


Fumer au Musée de l'Homme

"Un drame terrible et gratuit s'est joué lundi soir à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise (France). Un homme a été tué lors d'une altercation futile, portant sur l'achat d'un banal paquet de cigarettes.

Lundi, vers 23 heures, une femme entre dans la Brasserie de la Poste, située 40 avenue Henri Barbusse. Elle veut acheter un paquet de cigarettes mais l'employée, faute de monnaie après avoir fermé sa caisse, ne peut la servir.


Le ton monte avec la cliente, qui a bu. Celle-ci sort et revient quelques minutes plus tard accompagnée d'un homme, son compagnon ou son mari. Nouvelle altercation, des insultes fusent, et l'homme de ménage de l'établissement, Foued Guessoum, tente de s'interposer. Nouvelle sortie du couple. A 23h30, l'homme revient, la tête couverte d'une capuche. Il est armé et il tire sur Foued, qui succombe peu après, à l'étage où il s'est réfugié. Selon l'avocat de la victime, Me David Metaxas, que le Parisien.fr a joint, l'homme aurait sorti son arme dès sa première venue dans le café, et tiré à bout portant.
Agé de 35 ans, cet employé d'une société de nettoyage était sur le point de se marier. Sa fiancée attend un enfant.
Depuis le drame, les habitants du quartier déposent des roses blanches devant les vitrines de la Brasserie de la Poste. La femme a été interpellée. Entendue après avoir passé quelques heures en cellule de dégrisement, elle aurait donné des éléments susceptibles de faire rapidement avancer l'enquête de la brigade criminelle de sûreté. Son compagnon était, mercredi en début d'après-midi, toujours recherché. "

(c) Le Parisien 2 septembre 2009

CIGARETTE MUSEE DE L'HOMME FUMER

27 août, 2009

L'Eléphant


L'Eléphant et le Musée de l'homme

Inde : une touriste française piétinée à mort par des éléphants
(c) France Info - 16 août 2009

Le drame s’est produit vendredi dans l’Etat du Tamil Nadu dans le sud de l’Inde. Une enseignante française à la retraite en randonnée avec son fils a traversé un troupeau d’éléphants sauvages qui paissaient dans le secteur. Ils se sont approchés pour prendre des photos lorsqu’un éléphant et son petit ont chargé.
Ils n’ont pas réussi à esquiver l’attaque. La femme est morte pendant son transport à l’hôpital et son fils a été blessé à la jambe. Une enquête a été ouverte et les guides arrêtés.
Ces deux touristes français séjournaient à Bokkapuram, une localité touristique située près de la réserve naturelle de Mudumalai à quelques 500 km de Madras. Le coordinateur de l’organisation de défense de la nature World Wide Fund for Nature, a estimé que cette "tragédie" était "évitable". Dans une déclaration au journal Hindu, il a souligné la nécessité de réguler la fréquentation touristique dans les zones sauvages, estimant que les touristes devraient éviter les passages empruntés par les éléphants.

Eléphant Musée de l'Homme
(c) France Info 16/8/2009

09 juillet, 2009

Echange


(AFP) (c) Le Parisien 1 décembre 2008
Deux bébés échangés il y a 14 ans et le Musée de l'homme

INCROYABLE et pathétique conséquence d’un échange accidentel de nouveau-nés, survenu il y a quatorze ans, dans une maternité de Cannes : Sophie Serrano, 32 ans, mère de trois enfants pour l’état civil mais « de quatre dans son coeur », a décidé de révéler les détails du "cauchemar "qu’elle vit depuis quatre ans.
« Tout commence le 4 juillet 1994, raconte Sophie, le jour où j’ai mis au monde une petite fille, arrivée deux semaines avant terme. Elle présentait une jaunisse, un ictère du nourrisson. C’est ce qui explique que l’on a dû nous séparer, pendant plus d’une semaine, pour la soigner avec des rayons dans une pièce spécialisée. Ce problème étant résolu, nous sommes rentrées à la maison. J’ai alors eu un certain doute. Il me semblait bien qu’elle avait beaucoup plus de cheveux qu’à la naissance. Toutefois, médecin et pédiatre m’ont répondu que c’était normal. C’était des professionnels. Je leur ai fait confiance. J’ai même pensé que cela pouvait être dû à l’exposition aux rayons…» Plus aucune question ne se pose alors pour Sophie, qui élève sa fille avec tout l’amour porté à ses autres enfants. Celle-ci est métissée, mais Sophie l’attribue à ses propres origines espagnoles. Entre-temps, il y a quatre ans, le père de la fillette, entré en conflit avec Sophie, exige un test ADN. Coup de massue quand tombe le résultat incontestable de cet examen. Ni Sophie ni son géniteur ne peuvent être les parents de cet enfant. La thèse d’une inversion de nourrissons est rapidement retenue comme la plus probable après une première enquête de gendarmerie. Les familles font connaissance
Sophie veut alors savoir ce qu’est devenue son autre fille et s’assurer que rien ne lui manque. Les deux familles, qui vivent sur la Côte d’Azur, ont, depuis, fait connaissance. Rien ne manque ni à l’une ni à l’autre de ces deux fillettes qui sympathisent. « Je ne peux quand même pas être sa maman. Pourtant, j’aimerais être quelqu’un pour elle… mais qui ? Je veux aussi que la clinique, qui ne s’est jamais excusée ni n’a montré la moindre compassion, reconnaisse sa faute », conclut-elle. Elle annonce son intention de déposer une plainte au civil « pour prévenir les parents et faire en sorte que ce genre de situation ne se reproduise plus, grâce à un encadrement renforcé dans les maternités ».
Le Parisien

03 novembre, 2008

TGV


Le musée de l’homme et le téléphone au fond des toilettes d’un TGV

(c) Libération 28 octobre 2008

Un mobile au fond des WC, et le TGV s’arrêta



« Dimanche après-midi, il est 17 h 10 lorsque le TGV la Rochelle-Paris s’arrête en gare de Surgères (Charente-Maritime). A peine vingt minutes se sont écoulées depuis le départ du train qu’un voyageur se coince malencontreusement le bras dans la cuvette des toilettes de la voiture 15.
Les passagers ne le savent pas encore. De fait, la première annonce faite au haut-parleur reste floue : «L’état de santé d’un passager nécessite l’intervention des pompiers. Nous sommes arrêtés pour une durée indéterminée.» Certains préfèrent descendre du train pour s’en griller une. Dix minutes plus tard, les sirènes. Pas moins de trois véhicules approchent. «Ça y est, ils arrivent», commente un des voyageurs. Un agent SNCF se poste devant la voiture 15 et se met à faire de grands signes. Les pompiers s’engouffrent. Un quart d’heure plus tard, le haut-parleur se remet à grésiller. Tout le monde tend l’oreille. «Un passager s’est coincé le bras dans les toilettes en voulant récupérer son portable tombé dans la cuvette. Nous vous tiendrons au courant dès que nous en saurons plus.» Le ton est sérieux, mais le sourire dans la voix perceptible. Interloqués, les passagers se regardent… et se marrent. Les commentaires, railleurs, fusent : «Après ça, il va y avoir un panneau dans les chiottes : "Il est interdit de récupérer son portable dans la cuvette des toilettes !"» Nombreux sont ceux qui dégainent les téléphones pour raconter l’histoire à leurs proches : «Tu ne vas pas me croire…»
Une heure plus tard, l’affaire est au point mort. Les pompiers n’arrivent pas à dégager le jeune homme. Le wagon est évacué, le circuit électrique coupé. La nuit tombe. Un médecin examine le prisonnier de la cuvette, qui, selon l’un des pompiers, est en train de «craquer». La décision est prise : les toilettes vont être découpées à la scie lapidaire. Le bruit est glaçant. Des odeurs de brûlé et de plastique fondu s’échappent du wagon, ainsi qu’une fumée blanche. «On découpe le bonhomme», plaisante l’un des pompiers. La fin est proche. Un agent SNCF prie les voyageurs de rejoindre leur place, car «après tout ça, vous pouvez comprendre que le monsieur n’a pas vraiment envie de vous voir tous agglutinés ici. On ne veut pas qu’il fasse une crise de nerfs». Soit. Vingt minutes plus tard, l’homme est extirpé du train qui repart aussi sec. Dans l’obscurité, on a juste le temps d’apercevoir l’homme sur une civière, la lunette des toilettes encerclant son bras. «Le jeune homme souffre au niveau du coude mais il n’a pas de fractures», ont précisé les pompiers. L’incident, fâcheux, aura pris plus de deux heures. Si le remboursement des billets est exclu, la SNCF n’y étant pour rien, quelques plateaux-repas sont par la suite proposés, avec une petite précision du contrôleur : «Les femmes et les enfants d’abord, comme dans un naufrage.» »

JULIA TISSIER ( c) Libération 28 octobre 2008

Musée de l’homme 2008 Musée de l'homme

05 août, 2008

Oubli (2)

Musée de l' Oubli au Musée de l'homme

«De là à oublier son enfant…»
( c ) Libération 24 juillet 2008

"Fait divers. Le père de Zoé, 2 ans et demi, morte déshydratée, a été mis en examen."

jeudi 24 juillet 2008

"Les voitures sont alignées sous le soleil brûlant, au pied de la grande masse de tôle beige, l’usine Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Il y a des drapeaux qui flottent dans le vent (français, anglais, américain, européen…), une guérite de gardien, un préfabriqué pour l’accueil des visiteurs…. Mais peu de monde ce mercredi. Les rares regards sont baissés, les pas pressés. Près de mille personnes travaillent ici à «la fabrication des principaux composants des chaudières nucléaires», explique un panneau d’accueil. La veille, mardi, Zoé, deux ans et demi, est morte sur ce parking. «Oubliée» par son père toute la journée dans la voiture, elle est décédée de déshydratation. «C’est un choc émotionnel, c’est l’incompréhension, l’émotion, la compassion», tente d’expliquer, visiblement ému, le responsable de la communication du site.
Le père de Zoé, mis en examen hier soir pour homicide involontaire et laissé libre, travaillait ici depuis deux ans, cadre au «service contrats». Un homme «discret» et sans histoires, chargé d’une partie des transactions de l’usine. «Un boulot stressant dit un collègue, mais de là à oublier son enfant…»
Nourrice. La chronologie de la journée, détaillée par le substitut du procureur de Chalon-sur-Saône, Thierry Bas, lors d’une conférence de presse est à peu près établie. Après avoir déposé son fils de 5 ans à la garderie, le père de Zoé a garé, comme tous les matins, vers 8 h 30, sa voiture sur le parking d’Areva. Sans réaliser que la petite fille, qu’il aurait dû déposer en premier chez sa nourrice à 200 mètres de chez lui, y était toujours assise, à l’arrière, sur son rehausseur de siège. Il est parti travailler. «Les gens qui l’ont vu ce jour-là l’ont trouvé normal», dit le responsable de la communication. La nourrice, inquiète de ne pas voir la petite, a laissé un message sur le répondeur du domicile des parents, mais personne ne l’a consulté. Sa journée terminée, vers 17 heures, le père a repris sa voiture, s’est assis au volant toujours sans rien remarquer. Ce n’est qu’en arrivant à la garderie, pour récupérer son fils, qu’il a aperçu sa fille inanimée. Il s’est alors précipité à la caserne de pompiers voisine, l’enfant dans ses bras, hurlant et pleurant : «Je l’ai tuée, je l’ai tuée
Les pompiers n’ont rien pu faire pour réanimer la fillette. Selon l’autopsie, elle serait morte «entre 12 heures et 14 heures». «Aucune lésion apparente» n’a été révélée par l’examen médico-légal. La cause du décès est bien la déshydratation. A l’usine Areva, une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les salariés. «Comprendre, ce n’est pas possible, et pourtant c’est quelqu’un comme nous, donc on se dit que ça aurait pu arriver à chacun d’entre nous», résume l’un d’eux en boucle. A à peine trois kilomètres de là se trouve le village d’Oslon, 1 200 habitants, où habitent les parents de Zoé. Au bar-tabac le Catimini, unique commerce avec une boulangerie, le patron en a «marre» des questions des journalistes. «Les gens ici sont terrassés. C’est plus que choquant. Il y en a qui disent que le monsieur avait des soucis de travail, qu’il était stressé… Moi, je me dis c’est pas possible, il a dû se passer quelque chose d’autre…» Originaires du nord de la France, arrivés depuis deux ans dans la commune suite à une mutation du père, les parents de Zoé n’avaient semble-t-il pas noué beaucoup de connaissances. La mère est préparatrice en pharmacie. Ni le patron du bar ni même le maire ne les ont jamais rencontrés. «Il y a deux parties à Oslon, explique le maire, Yvan Noël. Le village historique avec les anciens, et la cité un peu dortoir avec les gens qui s’installent pour venir travailler dans les usines.» La famille habite dans la «deuxième partie» : des allées aux noms de fleurs et d’oiseaux, aux haies de thuyas et aux pavillons à toits roses, tous identiques.
Fond d’écran. Sur le terrain de boules, un petit groupe d’anciens joue à la pétanque. «On ne les connaît pas et de toute façon on ne vous parlera pas.» Un peu plus loin, trois jeunes boivent une bière à l’ombre. L’un d’eux, Nabil (1), 28 ans, est ouvrier à Areva. «Le père, je vois qui c’est, un type discret mais souriant. C’est sûr, le boulot est dur, surtout pour lui, car s’il ne signe pas de contrats, on travaille pas. Mais quand même, les cadres, ils ont tous la photo de leurs gosses sur leur ordi en fond d’écran, et à côté, dans un cadre posé sur le bureau… Et de toute la journée il a pas tilté
Le chef de Nabil a été interrogé au commissariat. Il a prévu pour son équipe une «réunion d’information» demain. «Au boulot, tout le monde parle du père, dit Nabil. Je crois que c’est aussi parce que les gens n’ont pas envie de parler du parking. On est mille personnes à y passer tous les jours. Alors on préfère penser aux problèmes du père plutôt qu’à la mort de la petite, là, juste à côté de nous, sur le parking.»
Envoyée spéciale à Saint-Marcel ONDINE MILLOT et GAËL COGNÉ
(1) Le prénom a été modifié."
Musée de l'Oubli Musée de l'homme

04 août, 2008

Oubli (1)


Oubli au musée de l’homme
( c ) Libération 23 juillet 2008

Vieux motard que jamais.

Lundi matin, au retour d’un séjour en Allemagne, un motard corrézien s’est arrêté à proximité de Mulhouse pour alerter les gendarmes : sa femme, avec qui il voyage, n’est plus à l’arrière de la moto. Pris de panique, il est persuadé qu’elle a dû tomber en route. Les recherches sont lancées mais la femme est introuvable. Jusqu’à ce qu’une amie à elle, contactée par les gendarmes après avoir eu l’épouse au téléphone, signale qu’elle a tout simplement été oubliée sur l’aire d’autoroute où ils s’étaient arrêtés pour faire le plein et manger….120km plus tôt. Rassuré l’homme n’a eu qu’à faire le chemin inverse, pour de joyeuses retrouvailles.
( c ) Libération
Oubli Musée de l’homme moto musée de l'homme

30 mai, 2008

Virginité

Vierge Le musée de l'homme et la Virginité
(c) Liberation 29 mai 2008 Le Musée de l'homme


L’épouse a menti sur sa virginité, le mariage est annulé
Le tribunal de grande instance de Lille a reconnu que le mari avait été trompé.

jeudi 29 mai 2008

La mariée n’était pas vierge. Le mariage a été annulé. Et c’est arrivé près de chez vous. La décision a été rendue au mois d’avril par le tribunal de grande instance de Lille. Elle vient d’être commentée dans une revue juridique (1). Les juges ont pensé que le mari plaignant avait été trompé sur la virginité de sa femme, considérée en l’occurrence comme «une qualité essentielle.» Nuit de noces. X et Y (ils veulent rester anonymes) sont des musulmans français «pas du tout extrémistes», précise l’avocat du mari. Lui est ingénieur, la trentaine. Elle était étudiante quand ils se sont rencontrés. «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste», note le jugement lillois. Y, elle aussi, assure à X qu’elle est pure comme il le souhaite et n’a jamais eu de relations sexuelles. C’est ce que croit toute sa famille. Le mariage se fait en grande pompe, comme il se doit. La nuit de noces, le marié découvre que son épouse a menti. Au bout de quelques heures, il débarque au milieu des invités qui sirotent un dernier jus. Il n’a pas de drap taché de sang à exhiber. Son père ramène immédiatement Y, sa belle-fille, chez ses parents. Tout le monde se sent déshonoré.
Dès le lendemain, l’époux cherche à faire annuler son mariage. Il ne s’agit pas d’une procédure de nullité absolue qui frappe les mariages blancs par exemple. Dans ces cas-là, le procureur poursuit le ou les fraudeur(s) qui ont utilisé le mariage à d’autres fins que matrimoniales. Ici, il s’agit d’une nullité relative, réclamée par celui qui s’estime victime d’une erreur. C’est une procédure rare. L’un des époux dit qu’il s’est trompé sur l’une des «qualités essentielles» de l’autre. Mais comment le prouver ?
Le problème ne s’est pas posé : la femme a très vite reconnu avoir déjà eu des rapports sexuels auparavant. «La jeune mariée avait caché la vérité, convaincue que son fiancé ne l’aurait jamais épousée s’il avait connu la réalité», note le commentateur de la publication juridique.
Le plaignant lui a donc reproché son manque de sincérité. «Il m’a expliqué qu’elle lui avait menti, se souvient son avocat Xavier Labbée. Il m’a dit : "Je ne peux pas faire une union solide, basée sur un mensonge."» Devant le tribunal, la jeune femme reconnut une fois de plus sa dissimulation.
X, lui, voulait non seulement rompre, mais surtout effacer cette union. «Faire comme s’il n’y avait jamais rien eu.» Les juges lui ont donné raison. Ils ont estimé que le mariage avait été conclu «sous l’emprise d’une erreur objective» mais aussi qu’une telle erreur était «déterminante dans le consentement». En l’espèce, à leurs yeux, la virginité l’était.
Des jugements précédents ont déjà retenu cet article de loi (le 180 du code civil), par exemple quand un époux a ignoré que son conjoint était divorcé ou prostitué, lorsqu’il s’est trompé sur son état mental ou son aptitude à avoir des relations sexuelles normales, note la revue.
Salles d’attente. Ce jugement va-t-il servir d’instrument de menaces au service des fiancés musulmans (ou d’une autre religion prônant «le jamais avant le mariage») ? Va-t-il contribuer à remplir les salles d’attente des médecins qui pratiquent les reconstitutions d’hymen ?
Ou, dernière hypothèse plus optimiste (et plus tordue), cela va-t-il permettre à des jeunes femmes poussées par leur famille dans les bras d’un mari dont elles ne veulent pas de s’en débarrasser ?
Charlotte Rotman ( c ) Libération
(1) Dans le Recueil Dalloz, daté du 22 mai 2008.

28 mai, 2008

Jumeau

Les jumelles du Musée de l'homme

Espagne: des jumelles séparées à la naissance se retrouvent 28 ans après

28 mai 2008 AFP

MADRID (c) AFP (c ) Musée de l'homme — Des jumelles séparées à la naissance à la suite d'une erreur médicale sur l'île espagnole de Grande-Canarie se sont retrouvées par hasard 28 ans plus tard, a révélé mardi l'avocat de l'une d'elles, qui réclame 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente.
Les deux femmes sont nées dans un hôpital de Grande-Canarie, et l'une d'elles fut remise par erreur à une autre famille à leur sortie de l'incubateur.
Parallèlement, le bébé de cette deuxième famille fut confié aux parents des jumelles. Au total, deux des trois fillettes ont donc grandi dans une famille qui n'était pas la leur.
Les jumelles, aujourd'hui âgées de 35 ans, se sont retrouvées en 2001 à Grande-Canarie. "C'est arrivé par hasard", grâce à une amie d'une des deux jumelles, a raconté l'avocat de l'une d'entre elles, Sebastian Socorro, interrogé par la radio Cadena Ser.
"Cette amie travaillait dans un centre commercial. La deuxième jumelle est venue un jour y acheter des vêtements. La vendeuse s'est approchée d'elle pour lui faire la bise en croyant que c'était son amie, mais la cliente s'y est refusée. La vendeuse, surprise, a alors appelé son amie qui a assuré qu'elle ne s'était pas rendue dans son magasin".
La deuxième jumelle est repassée au magasin quelques jours plus tard et une première rencontre entre les deux soeurs a été organisée.
"La ressemblance est impressionnante", assure l'avocat, qui réclame aux autorités sanitaires 3 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa cliente, la soeur séparée, pour "le préjudice moral" et "les mauvais agissements de l'administration" qui ont "affecté le développement personnel et familial" de sa cliente.

Jumeau Jumelle Musée de l'homme Par hasard

21 mai, 2008

34 millions de dollars

Musée de l'homme
Record battu pour un nu de Lucian Freud

"Un nu du peintre britannique d'origine allemande Lucian Freud a été adjugé mardi soir près de 34 millions de dollars aux enchères d'art contemporain chez Christie's, battant le record des ventes pour un artiste vivant. Le précédent record de ce genre était détenu par l'artiste américain Jeff Koons pour une oeuvre qui avait atteint 23 millions de dollars à l'automne dernier à New York"

( c ) Libération mai 2008

28 novembre, 2007

Nounours

Soudan: une Britannique arrêtée pour avoir nommé un nounours Mohamed
26.11.07 19h57
( c ) AFP Le Monde Musée de l'homme

"La police soudanaise a arrêté une institutrice britannique et l'a accusée d'insultes envers le prophète Mahomet pour avoir permis à des écoliers de nommer un ours en peluche Mohamed, ce qui la rend passible de coups de fouets et d'expulsion.
Gillian Gibbons a été arrêtée à Khartoum dimanche à la suite de plaintes de parents qui contestaient qu'elle ait permis à des écoliers âgés de six ans de nommer le nounours Mohamed, constituant ainsi une "insulte" au prophète des musulmans.
L'incident a eu lieu dernièrement dans une école privée enseignant l'anglais.
Ce délit est passible de la peine de mort pour les musulmans au Soudan, qui applique la charia (loi islamique) dans le nord du pays. S'ils sont jugés coupables, les non-musulmans sont eux passibles de coups de fouets, de peines de prison, d'une amende et de mesure d'expulsion.
L'institutrice a passé la nuit de dimanche à lundi en détention mais n'a pas encore été inculpée.
"Elle a été arrêtée hier par la police locale et elle se trouve actuellement dans un poste de police de Khartoum. Nous lui avons rendu visite hier, elle est bouleversée mais elle va bien", selon un porte-parole de l'ambassade britannique à Khartoum.
"Nous suivons l'affaire avec les autorités soudanaises ainsi qu'avec l'école, qui lui fournit une assistance juridique. Elle n'a pas été formellement accusée mais l'enquête se poursuit", a ajouté le porte-parole.
Par l'appellation du nounours, l'institutrice britannique n'a jamais eu l'intention de faire une offense, affirme l'ambassade.
Ses collègues ont exprimé l'espoir que Mme Gibbons, qui enseigne à la Unity High School, soit relâchée d'ici mercredi.
Les autorités soudanaises ont fermé cette école privée lundi jusqu'à nouvel ordre, a indiqué un enseignant de l'école à l'AFP sous couvert de l'anonymité.
La directrice de l'école, une ressortissante britannique, n'était pas joignable.
Le Sudan Media Centre (SMC), une agence de presse proche des services de renseignement, affirme que l'école a présenté ses excuses et que Mme Gibbons a été renvoyée de son poste.
"L'école s'est excusée formellement aux écoliers, aux familles et à tous les musulmans pour un acte individuel qui ne représente pas la politique de l'établissement ni son profond respect pour les musulmans et leur foi", indique le SMC en affirmant citer l'école.
Des responsables de l'Etat de Khartoum ont demandé un renforcement des mesures de contrôle des écoles étrangères au Soudan.
Pour les musulmans pratiquants, toute représentation de Mahomet est strictement interdite et jugée blasphématoire."
Le Soudan, le plus large pays d'Afrique, est une ancienne colonie britannique et entretient des relations diplomatiques avec Londres.

musée de l'homme nounours nounours musée de l'homme

Message personnel

Dans Libération, Annonces, Messages personnels ( c) Libération 28 novembre 2007 Musée de l'homme
Messages personnels
"M. l’inspecteur Jeunesse et Sport, lors d’une évaluation à la colonie de Tillières-sur-Arve (Eure), en juillet 1961, vous avez dit avec beaucoup de violence à la mono stagiaire de 19 ans que j’étais à l’époque : « zéro, vous n’êtes qu’un triple zéro » parce que je n’arrivais pas à chanter devant vous. Je vous restitue cette phrase qui pèse lourdement sur moi depuis 46 ans et qui a porté atteinte à ma confiance en moi depuis. Viviane"
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