09 juillet, 2009

Echange


(AFP) (c) Le Parisien 1 décembre 2008
Deux bébés échangés il y a 14 ans et le Musée de l'homme

INCROYABLE et pathétique conséquence d’un échange accidentel de nouveau-nés, survenu il y a quatorze ans, dans une maternité de Cannes : Sophie Serrano, 32 ans, mère de trois enfants pour l’état civil mais « de quatre dans son coeur », a décidé de révéler les détails du "cauchemar "qu’elle vit depuis quatre ans.
« Tout commence le 4 juillet 1994, raconte Sophie, le jour où j’ai mis au monde une petite fille, arrivée deux semaines avant terme. Elle présentait une jaunisse, un ictère du nourrisson. C’est ce qui explique que l’on a dû nous séparer, pendant plus d’une semaine, pour la soigner avec des rayons dans une pièce spécialisée. Ce problème étant résolu, nous sommes rentrées à la maison. J’ai alors eu un certain doute. Il me semblait bien qu’elle avait beaucoup plus de cheveux qu’à la naissance. Toutefois, médecin et pédiatre m’ont répondu que c’était normal. C’était des professionnels. Je leur ai fait confiance. J’ai même pensé que cela pouvait être dû à l’exposition aux rayons…» Plus aucune question ne se pose alors pour Sophie, qui élève sa fille avec tout l’amour porté à ses autres enfants. Celle-ci est métissée, mais Sophie l’attribue à ses propres origines espagnoles. Entre-temps, il y a quatre ans, le père de la fillette, entré en conflit avec Sophie, exige un test ADN. Coup de massue quand tombe le résultat incontestable de cet examen. Ni Sophie ni son géniteur ne peuvent être les parents de cet enfant. La thèse d’une inversion de nourrissons est rapidement retenue comme la plus probable après une première enquête de gendarmerie. Les familles font connaissance
Sophie veut alors savoir ce qu’est devenue son autre fille et s’assurer que rien ne lui manque. Les deux familles, qui vivent sur la Côte d’Azur, ont, depuis, fait connaissance. Rien ne manque ni à l’une ni à l’autre de ces deux fillettes qui sympathisent. « Je ne peux quand même pas être sa maman. Pourtant, j’aimerais être quelqu’un pour elle… mais qui ? Je veux aussi que la clinique, qui ne s’est jamais excusée ni n’a montré la moindre compassion, reconnaisse sa faute », conclut-elle. Elle annonce son intention de déposer une plainte au civil « pour prévenir les parents et faire en sorte que ce genre de situation ne se reproduise plus, grâce à un encadrement renforcé dans les maternités ».
Le Parisien

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

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5:47 PM  

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