03 mai, 2013

Randonnée

Vautour Musée de l'homme
Dans les Pyrénées-Atlantique, les charognards auraient mangé le corps d'une randonneuse, décédée après une chute de 300 mètres. Les secouristes n'ont retrouvé que des ossements
Le corps d'une randonneuse de 53 ans décédée à la suite d'une chute près de Larrau (Pyrénées-Atlantiques) le 14 avril, aurait été dévoré par des vautours dans les deux heures qui ont suivi l'accident, a-t-on appris vendredi auprès du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Oloron. "Nous sommes arrivés sur les lieux en hélicoptère environ deux heures après l'accident, il ne restait que les ossements", a indiqué à une correspondante de l'AFP un secouriste du PGHM présent sur la scène du drame.


"Le médecin du Smur d'Oloron a constaté que la randonneuse, originaire de Cambo (Pyrénées-Atlantiques), était décédée de multiples fractures. Elle n'a pas survécu à la chute", a-t-il ajouté. "Nos équipes de secours et le médecin ont remarqué la présence de vautours ainsi que des traces de pattes de vautour sur la neige à proximité des ossements. Un rapport de l'Office national de la chasse en atteste", a-t-il indiqué. "Leur présence laisse penser qu'ils ont dévoré le corps en très peu de temps", a-t-il estimé, confirmant une information relatée par le site Kairn.com et relayée par le quotidien Sud Ouest.

Sentiment de déjà-vu

Selon le secouriste, "c'est la deuxième fois que ce scénario se produit". "L'an dernier, au pic du Midi d'Ossau, la même scène a eu lieu", indique-t-il. L'accident de la quinquagénaire s'est produit le 14 avril vers 15 h 45 au sommet de Pista (1 779 mètres). Elle effectuait une randonnée en montagne lorsque les personnes qui l'accompagnaient l'ont vue glisser sur l'herbe, puis dévisser sur une succession de barres rocheuses d'un dénivelé d'environ 300 m. "Ces personnes ont cru qu'elle était tombée en contre-bas, mais elle avait chuté au fond du pic. Elles nous ont appelés vers 16 h 45, le temps de se rendre compte de la gravité de la chute et de trouver un réseau pour téléphoner", indique le secouriste du PGHM.

"Ces personnes ont aperçu les vautours environ une heure après l'accident. Mais ils n'ont pas fait le rapprochement", a-t-il ajouté. Martine Razin, chargée d'études "vautours fauves et gypaètes barbus" à la Ligue de protection des oiseaux (LPO), a précisé qu'il ne fallait pas "discréditer les vautours fauves". Elle a insisté sur le fait que "les vautours, s'il s'agit d'eux dans ce cas, ne s'attaquent jamais à une personne blessée".
3 mai 2013
(c) Le Point /AFP Musée de l'homme

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